<Notre Architecture sur VANNES - N. HINDI Architecte D.P.L.G VANNES - Présentation de différents textes en accord avec notre vision de l'architecture

N. HINDI - ARCHITECTE VANNES

Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash

Notre philosophie de l'architecture :

A travers trois textes choisis, vous allez découvrir notre vision de l'architecture.

1 - L'origine de l'architecture :


LA MAISON COMME NATURE ET LA NATURE COMME MAISON Par Bohdan Paczowski

LA CABANE PRIMITIVE.
Vitruve, en parlant des premières constructions des hommes, trace une image suggestive des origines de l'architecture. En effet sa cabane primitive, reprise par la tradition classique des époques suivantes, est devenue, au long des siècles, un véritable archétype de l'habitat humain sinon de l'architecture même. Les différentes éditions, corrigées et illustrées, des dix livres vitruviens, comme les traités originaux, en témoi­gnent. Cesariano, Filarete, Blondel, Perrault, Laugier, Violiet-le-Duc ou même Le Corbusier inter­prètent tous la première cabane, chacun selon ses propres intentions et sa propre imagination.
Or, selon Vitruve, les hommes, avant de se mettre à «faire des huttes avec des feuilles» ¹, ont d'abord découvert le feu, formé par hasard la parole et « fait société les uns avec les autres ». Pour la tradition classique donc, l'origine de l'architecture reste liée à l'origine de la société et de la civilisation.

LE PARADIS ET L'AGE D'OR.
Mais peut-on dire que la cabane soit le seul archétype originel de l'architecture ?
La civilisation est-elle la seule source qui nourrit l'imaginaire de notre habitat?
Quelle était la condition de l'homme qui ignorait le travail, la technique, la société et qui vivait au paradis, à l'âge d'or ou à l'état de nature?
« Adam n'avait pas de maison au paradis, comme Eve n'y avait pas de robe. Dans ces régions chaudes le couple parfait, avant la chute, n'avait besoin ni d'abri ni de vêtements » ², dit Gombrich, en commentant le livre, désormais célèbre, de Joseph Rykwert « La Maison d'Adam au Paradis ».


¹. Vitruve. Dix Livres. Édition Charles Perrault. I684
². Ernst H Gombrich Dream Houses. NEW YORK Review of Books. I 973

Passage Tiré d’un essai édité par l’architecture d’aujourd’hui n°227

2- La Théorie :


De l’ambiguïté en Architecture par Robert Venturi
Petit manifeste en faveur d'une architecture équivoque

J'aime que l'architecture soit complexe et contradictoire. Non pas que j'aime l'architecture incohérente ou arbitraire due à des créateurs incompétents, ni les complications recher­chées par goût du pittoresque ou de l'expressionnisme. Ce dont je veux parler, au contraire, c'est d'une architecture complexe et contradictoire fondée sur la richesse et l'ambi­guïté de la vie moderne et de la pratique de l'art. Partout sauf en architecture, la combinaison dialectique de la comple­xité et de la contradiction interne est une notion reconnue, qu'il s'agisse de l'incompatibilité fondamentale des mathéma­tiques prouvée par Godel, des difficultés de la poésie analysées par T.S. Eliot, ou du caractère paradoxal de la peinture défini par Joseph Albers.

Mais l'architecture est nécessairement complexe et contradictoire par le fait même qu'elle veut satisfaire en même temps les trois éléments de Vitruve : commodité, solidité et beauté. Et aujourd'hui les contraintes dues au programme, à la structure, aux équipements techniques et à l’expression sont, même dans des bâtiments isolés situés dans des contextes simples, différentes et incompatibles, à un point dont on n'avait jusqu'ici pas idée. La difficulté s'accroît du fait que l'urbanisme et l'aménagement régional modifient les dimensions et l'échelle de l'architecture. Pour moi ces problèmes sont les bienvenus car j'exploite les équivoques. En adoptant la complexité et la contradiction interne, je cherche à atteindre le vivant en même temps que la volonté.

Les architectes n'ont aucune raison de se laisser plus longtemps intimider par la morale et le langage puritains de l'architecture moderne orthodoxe. Ce que j'aime des choses c'est qu'elles soient hybrides plutôt que « pures », issues de compromis plutôt que de mains propres, biscornues plutôt que « sans détours », ambiguës plutôt que clairement articulées, aussi contrariantes qu'impersonnelles, aussi ennuyeuses qu'attachantes, conventionnelles plutôt qu' « originales », accommodantes plutôt qu'exclusives, redondantes plutôt que simples, aussi antiques que novatrices, contradictoires et équivoques plutôt que claires et nettes. A l'évidence de l'unité je préfère le désordre de la vie. J'admets les solutions de continuité et suis le champion du dualisme

J'aime mieux les objets riches en significations que ceux dont la signification est claire; j'admets les fonctions implicites tout autant que les fonctions explicites. A « l'un ou l'autre » je préfère « l'un et l'autre », au blanc ou noir, le blanc et noir et parfois le gris. Une architecture est valable si elle suscite plusieurs niveaux de signification et plusieurs interprétations combinées, si on peut lire et utiliser son espace et ses éléments de plusieurs manières à la fois.

Mais il est un impératif absolu auquel une architecture fondée sur la complexité et la contradiction est spécialement tenue d'obéir : on doit la considérer comme un tout. L’unité qu'elle doit incarner est celle qui tient compte de tout, même si c'est difficile, plutôt que celle qui exclut, bien que ce soit plus facile. « More is not less ». (*)

(*) Note du trad. : cette expression dont la concision ne peut être transposée en français répond à la fameuse devise de Mies Van Der Rohe : « Less is more ». On peut la traduire approximativement par « ce n’est diminuer — l'architecture — que d'y ajouter quelque chose! »
Traduit par Maurin Schlumberger et Jean-Louis Vénard, Architecte D.P.L.G., I.U.U.P.
©Bordas, Dunod

3 - La Méthode :


Bruce GOFF architecte, 1904 – 1982

C'est seulement à partir du moment où il ressentait véritablement les goûts et les besoins de son client, B. Goff se mettait à envisager une solution. Il arrivait qu'il y réfléchisse pendant plusieurs semaines sinon plusieurs mois, puis il se mettait devant sa planche à dessin et dessinait le plan tel qu’il avait élaboré. Une fois le plan terminé, il mettait au point toutes les coupes du bâtiment, figurant alors les couleurs, les textures, les éléments structurels, etc… Le projet montrait alors au client en plan, coupe et parfois même en perspective, tout ce qu’il avait demandé. Le client en était souvent fort surpris, car il n'imaginait pas que Goff puisse se souvenir de ses moindres désirs, exprimés lors d'une entrevue qui avait eu lieu des semaines auparavant. Lorsqu’il présentait le projet à ses clients, Goff n’exposait ni dessins ni maquette. Il les recevait dans une petite pièce, devant un bureau vide où parfois il avait placé une pile de dessins retournés. Il les faisait asseoir et pendant un moment, conversait avec eux de tout et de rien ou bien éventuellement d'un problème concernant le site... Mais toujours sans avoir regardé les dessins. Enfin, Goff retournait le premier, le plan général ou bien s'il s'agissait d'un bâtiment sur plusieurs niveaux, celui du rez-de-chaussée. Ces plans ne portaient aucune indication lors de cette présentation et souvent Goff prenait une grande feuille de papier blanc pour en dissimuler la plus grande partie tandis qu'il parlait d' point particulier du projet. Ainsi Goff conduisait-il s client à travers le bâtiment, l'obligeant à suivre sa main et à écouter tout ce qu'il avait à dire sur chaque partie du projet. Lorsqu’il avait fini d’examiner un plan, Goff en sortait un autre et ainsi de suite jusqu'à ce que tout ait été expliqué sur plans, plan du terrain compris. Ceci fait (cela pouvait durer une heure ou plus), il leur montrait une coupe et leur expliquait de quelle façon elle se reliait aux plans qu’ils venaient de voir. Puis, lorsqu’ils avaient discuté de tous les problèmes suscités à ce niveau, il leur montrait des dessins d'élévation (« la façade » en général) et c’est alors seulement que, pour la première fois, ils découvraient à quoi ressemblerait leur bâtiment. Cette façade les surprenait toujours mais ils l'acceptaient et l'appréciaient d'autant plus qu'ils avaient déjà compris la logique et la raison de la forme du plan et qu'ils étaient donc prêts à en accepter l'apparence extérieure. A ce stade, Goff expliquait toutes les autres élévations, en liaison avec le plan et discutait alors avec eux des matériaux et des couleurs de l'extérieur comme de l'intérieur. Si B. Goff avait introduit ses clients dans une « salle de conférence » où auraient été exposés par avance maquette et dessins, il en aurait perdu beaucoup car, n’étant pas préparés à comprendre pourquoi il en était ainsi, ils auraient été surpris d'entrée par quelque chose qui leur aurait paru bizarre, étrange. C’est une erreur que commettent beaucoup d’architectes. Portrait – Architecture d’aujourd’hui n° 227

ARCHITECTE VANNES


Le contenu de cette page nécessite une version plus récente d’Adobe Flash Player.

Obtenir le lecteur Adobe Flash


Valid XHTML 1.0 Transitional

CSS Valide !

Web HINDI-ARCHITECTE v3.0 (2004 - 2009) - Tous droits réservés N. HINDI - Architecte D.P.L.G VANNES ( 56 Morbihan )